lundi 17 août 2015

Le jardin botanique de Bedugul

Il a fait drôlement froid cette nuit. J'ai dû me couvrir de deux couvertures. Ça faisait longtemps. Je prends mon petit déjeuner vite fait puis vais au jardin botanique. Cette fois, il n'y a plus personne. J'ai presque le parc pour moi tout seul. Rien à voir avec la cohue d'hier. Ce parc était une succursale du jardin de Bogor que j’ai visité au début de mon voyage. Les hollandais faisaient pousser des plantes de toute l'Asie, notamment des orchidées. Je le trouve plus chouette sur celui de Bogor. Sans doute parce qu'il est plus aéré et surtout en dehors de la ville. Quel dommage qu'il y ait tant de détritus qui traînent partout. Les indonésiens sont vraiment dégueulasses. Par endroit, c'est une vraie porcherie. Papiers en tout genre, plastic, bouteilles. Ça n'a l'air de gêner personne. Comme il y a peu de poubelles, après leur pique-nique, ils laissent ça traîner par terre. Les chiens et les singes se chargent de les éparpiller un peu partout. Et puis pourquoi laisser les voitures circuler dans le parc ? Bref, il y a encore du boulot pour les écolos ici. En fin de matinée, la foule commence à affluer. Il est temps pour moi de partir. Je retourne à l'hôtel où m'attend un bon thé chaud préparé par mes hôtes. Ils sont vraiment adorables. Puis je les quitte pour me rendre à Munduk, un village pas très loin dans la montagne. Il parait que ça vaut le coût. J'attends un minibus sur le bord de la route. Un type me dit que c'est difficile de se rendre à Munduk en transport public. Il me propose de m'y emmener en scooter. L'idée ne m'emballe pas vraiment mais je sens que je n'ai pas vraiment le choix. Me voilà donc embarqué à l’arrière d’un scooter pour une grimpette de 30 kilomètres. La route est très belle. Elle longe trois lacs. Je m'arrête prendre quelques photos sur un belvédère lorsqu'un scooter se fait renverser par une voiture qui ne s'arrête même pas. Les gens accourent pour relever les pauvres passagers. Il y avait même un bébé que le femme à l'arrière tenait dans ses bras. Heureusement, plus de peur que de mal. Tout le monde a l'air d'aller bien. Ils conduisent tellement mal ici que ce genre d'accident doit arriver souvent. Mon chauffeur me dépose dans le centre du village de Munduk. Il faut maintenant que je trouve un endroit pour dormir. Il y a beaucoup de guesthouses mais la plus part sont complets. C'est bourré de touristes, de français notamment. Par chance, j'en trouve un dans une petite ruelle à l’écart qui a encore quelques chambres de libres. Celle qu'on me propose est incroyable. Elle a une grande baie vitrée avec une vue panoramique splendide sur la vallée. Au loin, on voit même la mer. Et le tout pour un prix très raisonnable. Quelle chance ! Je déjeune dans le resto de l'hôtel puis vais marcher un peu dans les environs. On se sent vraiment en montagne. C'est très chouette. Rizières en terrasses, forêts de bambous, petites fermes éparpillées. Demain, j'irai faire une grande randonnée. Je retourne dans ma chambre pour admirer le coucher de soleil allongé sur mon lit. Génial !